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Cette table ronde organisée lors du festival pour la santé le 7 mai 2022 était animée par Marie Vitoux.

Rappelant que selon une déclaration de l'OMS datant de 1999 l'environnement est la clé de la santé, Marie Vitoux s'appuie sur un rapport de sénat de 2021 pour insister sur le fait que la santé environnementale est toujours le parent pauvre des politiques publiques. Nous avons ensuite suivi les interventions de :

 

Un texte/pétition "la pollution est le mal du siècle" peut être téléchargé ici.

 

Pendant le débat qui a suivi ces interventions, Patrick Dubreil fait un état des lieu : chaque année 450 000 nouveaux cas de cancer sont détectés en France, et il y a 150 000 décès, 3000 d'entre eux seulement sont reconnus comme d'origine professionnelle, alors qu'on les estime à 42000. Dans l'estuaire, le cancer de la plèvre est corrélé aux travaux avec de l'amiante, mais de façon générale il n'y a pas d'interrogations de l'Agence Régionale de Santé sur les conditions de travail et la disparition des CHSCT est regrettable.

 

On remarque que la France détient le triste record en Europe du nombre de morts au travail. Il n'y a pas assez de médecins du travail, d'inspecteurs du travail. Défaut aussi de documents risques, fiches produit, traçage des personnels touchés. De plus la transparence des données n'est pas assurée.

Les freins pour de réels progrès en santé environnementale sont donc d'ordre administratif et aussi financier (s'il faut avoir recours à un avocat) : la directions régionales de l'Environnement, de l'Aménagement et du Logement (DREAL) devrait être indépendante de l'État. Des recherches de causalité pollution/cancer ne peuvent être portées que par des laboratoires étrangers.

 

Il faut demander le retour des CHSCT, et l'autonomie de la Recherche.